ès une lutte acharnée et un duel final pénible et affreusement long, le Parti Socialiste a officiellement désigné son Premier Secrétaire. Cette course aura au moins eu le mérite de s'être déroulée de façon démocratique, même si des doutes persistent encore ici et là, il faut bien l'avouer, en raison du très faible écart de voix entre les deux candidates au second tour (102 voix sur 137000 votants).
Quoi qu'il en soit, après un Congrès de Reims laborieux, c'est finalement une Première Secrétaire, en la personne de Martine Aubry, qui a été élue par un peu plus de 50% des militants socialistes et c'est la première fois qu'une femme accède à ce poste.
Martine Aubry, née Martine Delors, actuelle Martine Brochen (il faut suivre !), a vu le jour le 8 août 1950 à Paris XVIIe. La fille de Jacques Delors (ministre des finances du Président Mitterrand puis président de la Commission européenne) est diplomée en 1972 de l'Institut d'études politiques de Paris et de l'École nationale d'administration en 1975. A la sortie de l’Ena, elle choisit une affectation au Ministère du Travail et des Affaires sociales. Elle participe au cabinet de Jean Auroux sous François Mitterrand. Entre 1989 et 1991, elle travaille dans l’entreprise Pechiney où elle occupe des fonctions dirigeantes.
En 1991, elle est nommée ministre du Travail, de l'Emploi et de la Formation professionnelle par Edith Cresson et est reconduite à ce poste par Pierre Bérégovoy jusque mars 1993. En 1995, le maire de Lille, Pierre Mauroy, la nomme première adjointe à la mairie de Lille pour lui permettre de s'implanter dans le département du Nord.
Les fonctions importantes s'enchaînent ensuite pour Martine Aubry qui, en 1997, est élue députée de la 5e circonscription du Nord et nommée ministre de l'emploi et de la Solidarité dans le gouvernement de Lionel Jospin. Elle met en place la principale promesse du Premier ministre : la lutte contre le chômage (plus de deux millions de chômeurs) avec la création d'emplois en mettant en œuvre plusieurs dispositifs publics et notamment les 35 heures.
Depuis 2001, elle n'hésite pas à jouer sur de nombreux tableaux : élue Maire de Lille cette année-là, elle devient ensuite présidente de l'Institut Pasteur de Lille, présidente du CHRU de Lille, présidente de Lille 2004 Capitale européenne de la culture, membre du bureau national du Parti Socialiste, présidente de la communauté urbaine de Lille, elle est réélue à la Mairie de Lille avec 66,5% au second tour (suite à une alliance avec les Verts et le Modem) et, enfin, désignée Première Secrétaire du Parti Socialiste.
Le secrétariat national regroupe les personnalités les plus influentes du parti, ce sont celles-ci qui définissent les lignes directrices de la politique du parti. Le nouveau secrétariat national mis en place par Martine Aubry respecte pour la première fois totalement la parité hommes-femmes, compte 20% de représentants des "minorités visibles" et comporte 60% de nouveaux visages. D'autre part, 40% de sa composition ont moins de 40 ans. Notons qu'aucune personnalité du secrétariat n'est un proche de Ségolène Royal, candidate malheureuse du 2e tour de l'élection du Premier Secrétaire. Martine Aubry affirmant que cette dernière avait refusé toute collaboration dans ce sens, mais elle-même prétendant l'inverse...
Martine Aubry est donc à la tête du secrétariat national. Elle est entourée par Arnaud Montebourg (chargé de la rénovation), François Lamy (conseiller politique), Harlem Désir (chargé de la coordination) et Benoit Hamon (porte-parole).
8 secrétariats organisationnels ont été formés pour s'occuper du fonctionnement interne du parti : relations extérieures pour Claude Bartolone, animation et développement des fédérations pour Alain Fontanel, communication pour François Lamy, etc). Comme pour les autres secrétariats, ces postes ont été confiés à des proches de Martine Aubry, de Bertrand Delanoë ou de Benoît Hamon.
29 secrétariats thématiques ont également été organisés. Sorte de "cabinets de l'ombre" ou membres d'un "gouvernement fantôme", ils sont là pour s'opposer au mieux au gouvernement du pays en reprenant les thèmes de l'économie (pour Michel Sapin), des relations internationales (Jean-Christophe Cambadélis), de la Justice (André Vallini), du service public (Razzy Hammady), etc.
La première secrétaire s'est entourée de trois autres conseillers : Didier Migaud, président de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale, Gilles Pargneaux, premier fédéral du Nord, et l'historien Alain Bergounioux (relations avec les Fondations).
Une nouvelle structure, le "Laboratoire des idées", est présidée par le député Christian Paul. Autre innovation, le "Forum des territoires" est présidé par la députée Marylise Lebranchu, proche de Mme Aubry.
Téléchargez (format PDF) la nouvelle composition complète du Secrétariat National ici
Dans cette enquête parue dans Libération, une très large
majorité (63 %) des sondés estime que Martine Aubry et Ségolène Royal
vont avant tout "privilégier leurs ambitions personnelles". Seulement 25% considèrent que les deux personnalités vont "faire avancer ensemble le Parti socialiste". (Enquête réalisée les 4 et 5 décembre auprès de 1005 français majeurs).
Selon un autre sondage, réalisé par Ipsos auprès des Français (la question posée n'étant plus alors "Qui serait le plus présidentiable ?" mais "Avez-vous une bonne opinion de... ?"), la côte de popularité de Martine Aubry a gagné 6 points, passant de de 45 à 51% suite à son élection . Celle de l'ancien premier secrétaire François Hollande augmentant aussi de huit points à 38%.
Son opposante interne, Ségolène Royal, a en revanche de plus en plus d'opinons défavorables, en hausse de quatre points à 59% chez l'ensemble des Français après avoir contesté la légitimité de la nouvelle direction du PS.
Le maire de Paris Bertrand Delanoë reste la personnalité politique préférée des sympathisants du PS avec 75% d'opinions favorables (+3) devant Martine Aubry qui réalise un bond spectaculaire de 11 points à 71% et Olivier Besancenot (65%, -4). (Enquête réalisée les 5 et 6 décembre auprès de 967 français majeurs).
C.D.
En votant en majorité pour le candidat démocrate Barack Obama, les Américains ont manifesté leur besoin et leur envie de changement et on écrit eux-mêmes l'une des grandes pages de l'Histoire. Barack Obama a notamment su convaincre par ses messages d'espoir, sans précédents pour la jeune génération dont je fais parti, par ses discours de tolérance, d'ouverture d'esprit et son intention de créer le changement, non en partant du haut vers le bas, mais plutôt du bas vers le haut ("Change doesn't come from the top down, it comes from the bottom up"), c'est à dire en s'attaquant prioritairement aux problèmes des personnes les plus défavorisées. Un modèle à suivre pour les plus grands partis politiques du Monde, particulièrement ceux positionnés à gauche.
Barack Obama représente donc un aspect atypique de la politique et tout à fait inédit pour les plus jeunes, qui n'ont pas connu l'époque des J.F. Kennedy, Martin Luther King ou Nelson Mandela, ceux qui ont tenu des discours semblables avant Obama et qui ont eu l'occasion d'associer des actes à leurs paroles, comme ce sera bientôt le cas pour le président élu des Etats-Unis. Les jeunes électeurs US ne me font d'ailleurs pas mentir, puisque 66% des 18-29 ans ont voté pour l'ex Sénateur de l'Illinois et 69% des électeurs votant pour la toute première fois. Et même si la couleur de sa peau est largement remise sur le devant de la scène par les médias (particulièrement en France j'ai remarqué), ce sont d'abord les messages extraordinaires d'espoir, à l'image du désormais culte "Yes We Can", qui ont créé l'Obamania bien au-delà des frontières américaines.
Le 44e président des Etats-Unis a un travail gargantuesque qui l'attend et il est presque évident qu'une partie de ceux qui l'ont porté au statut de sauveur du monde seront déçus de voir que jamais quiconque n'est capable de satisfaire la Terre entière et que certains problèmes dont souffre notre époque sont quasiment irrémédiables, sans compter le fait que les Etats-Unis ont assez de soucis à l'intérieur de leurs frontières pour que leur président n'ait un impact immédiat sur le reste du Monde. Quoi qu'il en soit, l'élection de Barack Obama était peut-être la meilleure chose qui pouvait arriver en ce qui concerne le domaine politique. A la politique de nous dire si elle a le pouvoir de changer la face du monde.
Des électeurs pas si ouverts d'esprit...
Pourtant, en analysant d'un peu plus près la soirée électorale du 4 novembre, les humanistes de la première heure ont un sentiment particulièrement mitigé. Certes, la victoire d'Obama est un fabuleux évènement pour eux, mais certains résultats, ceux dont presque personne ne parle, sont bien plus inquiétants.
En effet, aux Etats-Unis, l'élection présidentielle est également l'occasion pour les électeurs de se prononcer sur tout un tas de mesures, d'amendements et de propositions, par un système de referendum propre à l'état ou à la ville concernée.
- Ainsi, pendant que les Etats-Unis votaient en majorité pour le candidat démocrate, les électeurs du Nebraska votaient en faveur de l'Initiative 424 qui interdisait la discrimination positive sur son territoire (58 contre 42%). L'état du Colorado rejetait la Proposition 46, identique à celle du Nebraska, à 51%.
- L'Etat du Missouri adoptait, lui, à 86% la Proposition 1 qui faisait de la langue anglaise la seule et unique langue officielle de cet état, tandis que l'Oregon rejetait de peu la Proposition 58 qui limitait à 2 années le droit d'étudier une langue étrangère dans cet état.
Pendant que la Californie votait en masse pour Barack Obama, elle se faisait particulièrement remarquer dans ces referendums locaux :
- La proposition 7 avait pour objectif d'atteindre une production totale d'électricité issue des énergies renouvelables à 40% en 2020 et 50% en 2025. Elle a été rejetée à 65% !
- La proposition 10 prévoyait un budget de 5 milliards de dollars pour la recherche d'énergies renouvelables, de développement de l'énergie solaire et de recherche de carburants propres pour les voitures. Elle a été rejetée à 60% !
- La proposition 4, obligeant les mineures à obtenir l'aval de leurs parents avant d'avoir recours à un avortement, a été rejeté de très peu ! Seulement 52% !
- La proposition 8 interdisant les mariages pour les couples de même sexe a été adoptée par 52% des voix alors que ce genre de mariage a déjà été célébré plus de 16.000 fois et que même le gouverneur républicain Schwarzenegger soutenait le Non à la "Prop 8" qui était aussi soutenu par les plus grandes stars et entreprises Hollywoodiennes et Californiennes. Rien n'y a fait.
- La Floride aussi a adopté son Amendement 2 interdisant les mariages pour couples du même sexe (à 62%), tout comme l'Arizona et sa proposition 102 adoptée à 57%.
- Et décidément, la communauté homosexuelle n'est pas en odeur de sainteté aux Etats-Unis, puisque l'Initiative 1 de l'Arkansas a également été adoptée, à 57%. Celle-ci interdit le droit d'adopter aux personnes non mariées, homosexuelles ou hétérosexuelles.
- A San Francisco, la station d'épuration de la ville ne sera pas rebaptisée "George Bush" puisque la mesure R a été rejetée à 69%.
Heureusement, dans tout ça, il y a UNE bonne nouvelle : en Californie, la Proposition 2 qui implique un agrandissement des cages à poules pondeuses a été adoptée à 63% !! God Bless America !
Aucune date n'est encore annoncée officiellement, mais nul doute qu'au Printemps prochain, les Nogentais pourront Véliber de leur ville jusqu'à Paris ou jusqu'aux 29 autres villes de la banlieue qui se verront toutes accueillir le système de location de vélos qui connait un immense succès dans la capitale depuis plus d'un an.
Toute la petite couronne concernée
En effet, outre notre belle ville Nogentaise, ce sont également les villes de Saint-Denis, Aubervilliers, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Les Lilas, Bagnolet, Montreuil (93), Vincennes, Saint-Mandé, Fontenay-sous-Bois, Joinville-le-Pont, Saint-Maurice, Charenton-le-Pont, Ivry-sur-Seine, le Kremlin-Bicêtre, Gentilly, Arcueil (94), Montrouge, Malakoff, Vanves, Issy-les-Moulineaux, Boulogne-Billancourt, Saint-Cloud, Suresnes, Puteaux, Neuilly-sur-Seine, Levallois-Perret, Clichy-sur-Seine, et Saint-Ouen (92) qui pourront faire bénéficier d'un total de 300 stations Vélib' (et 4500 vélos) à leurs résidents et hôtes. Ces choix correspondent en fait à un rayon ne dépassant par 1,5 km des limites de Paris.
Les installations et leur maintenance (soit 7 millions d'euros par an) seraient entièrement prises en charge par la Mairie de Paris, qui recevra l'intégralité des recettes perçues.
A Nogent précisément...
A Nogent-sur-Marne, le maire Jacques JP Martin désirait voir arriver 3 stations Vélib' dans sa ville, mais Paris n'en propose que deux, rappelant que la répartition avait déjà été décidée fin 2007. Par ailleurs, le maire nogentais voudrait également que la mairie de Paris finance la construction d'une piste cyclable au bord de la N34 en direction de Vincennes. Affaire à suivre.
Ce sont donc finalement 2 stations Vélib' (50 vélos chacune), et non 3, qui alimenteront en vélos la ville de Nogent-sur-Marne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 : l'une située avenue Georges Clémenceau et l'autre rue Paul Doumer.
Abonnements et tarifs du service Vélib'
Pour utiliser Vélib’, il suffit d’être âgé de plus de 14 ans et d’être titulaire d'un abonnement. Vous avez le choix entre 3 abonnements :
- Abonnement de 1 jour : 1€ (+150€ de caution)
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1ère demi-heure supplémentaire : 1€
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Exemples de tarifs :
- Trajet de 25 minutes = abonnement + gratuit
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- Trajet de 1h15 = abonnement + 3€
- Trajet de 2h = abonnement + 7€
- Vol du vélo (à éviter si possible) = 150€
On en parle depuis des semaines !! Le fichier "EDVIGE" fait quasiment l'unanimité contre lui. Créé par le ministère de l'intérieur sous le gouvernement Fillon, il crée la discorde au sein même de la majorité. Petit point sur ce qu'est réellement le système "EDVIGE".
Ce doux nom est en réalité l'abréviation de "Exploitation Documentaire et Valorisation de l'Information Générale". EDVIGE est donc un fichier de police informatisé, créé par le décret 2008-632 du 27 juin 2008 et paru au Journal Officiel n°152 du 1er juillet 2008.
Ce système a officiellement pour but de "collecter toute une série d'informations notamment sur certaines personnes publiques (politiques, syndicales, religieuses) ou encore sur certains individus (ou groupes) susceptibles de porter atteinte à l'ordre public".
Vous portez une casquette syndicale ou politique ? Vous tenez un rôle "significatif" économique, social, institutionnel ou religieux ? Gare à vous, EDVIGE vous regarde !
Si vous êtes inscrit sur ce fichier, voilà les informations qu'on peut alors y lire :
- informations ayant trait à l'état civil et à la profession
- adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques
- signes physiques particuliers et objectifs, photographies et comportement
- titres d'identité
- immatriculation des véhicules
- informations fiscales et patrimoniales
- déplacements et antécédents judiciaires
- motif de l'enregistrement des données
- données relatives à l'environnement de la personne, notamment à celles entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec elle.
Tout citoyen français peut être inscrit dans ce fichier à partir de l'âge de 13 ans et la confidentialité des informations qu'il contient est loin d'être respectée puisqu'elles peuvent passer par vos opinions religieuses, politiques, votre orientation sexuelle, votre état de santé et vos origines ethniques...
Comme si ce genre d'information pouvait vraiment répondre au but premier d'EDVIGE, à savoir garantir la sécurité de l'état français !
Système de traitement des infractions constatées, Fichier national automatisé des empreintes génétiques, Fichier judiciaire national automatisé des auteurs d'infractions sexuelles, Fichier ELOI pour étrangers en situation irrégulière, Loi pour la confiance dans l'économie numérique, Fichier National des Interdits de Stade, Fichier Cristina, Fichier des personnes recherchées, Passeport biométrique, Projet "Base-élèves", Fichier des personnes nées à l'étranger, etc... Les multiples systèmes de fichage ne datent pas d'aujourd'hui, mais jamais les critères n'ont semblé à la fois aussi vastes et discriminatoires.
Les personnes autorisées à accéder à ce fichier sont les policiers de la SDIG (Sous-direction de l'information générale de la direction centrale de la sécurité publique), les fonctionnaires des services d'information des directions départementales ou de la préfecture de police désignés par le directeur départemental ou par le préfet de police.
La partie du fichier dédiée aux personnes jugées "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public" peut également être accessible par tout agent d'un service de la police nationale ou de la gendarmerie nationale, sur demande expresse à sa hiérarchie en précisant l'identité du consultant, l'objet et les motifs de la consultation.
Le décret précise, par ailleurs, que le fichier EDVIGE ne peut être mis en interconnexion avec d'autres fichiers. Et que, comme tout fichier nominatif informatisé intégrant des données personnelles, n'importe quel citoyen peut demander à y avoir accès, conformément à la loi informatique et libertés de 1978. Les données sont conservées cinq ans au maximum dans le cadre d'une enquête, mais rien n'est précisé dans le cas d'un relevé d'information réalisé en dehors d'une enquête.
Enfin, le texte indique que le directeur général de la police nationale doit rendre compte chaque année à la Commission Nationale de l'Information et des Libertés (la CNIL) de ses activités "de vérification, de mise à jour et
d'effacement" des informations enregistrées dans le fichier EDVIGE.
Douze associations et organisations syndicales (AIDES, CFDT, CGT, Force Ouvrière, le Collectif contre l'homophobie et pour l'égalité des droits, la Fédération nationale de l'Autre Cercle, la FSU, l'Inter-LGBT, IRIS, la Ligue des Droits de l'Homme, le Syndicat des Avocats de France, le Syndicat de la Magistrature, l'Union Syndicale Solidaire) ont déposé un recours au Conseil d'Etat contre ce fichier.
La gauche entière, dont le Parti Socialiste, a vivement condamné le fichier EDVIGE, tout comme le MODEM de François Bayrou. La suspension du fichier est demandée par "Gaylib", l'association homosexuelle liée à l'UMP, car au sein même du parti de la majorité présidentielle, EDVIGE divise les opinions.
De Dominique de Villepin à Rama Yade en passant par Hervé Morin ou Alain Juppé, tous y sont allé de leur remarque à propos de ce fichier. L'ancien Premier Ministre a déclaré que le décret avait été mal rédigé tandis que la secrétaire d'état faisait part de ses doutes sur l'efficacité du système.
La plus grande polémique intervint après le discours d'Hervé Morin du 6 septembre dernier à l'Université d'Eté de son parti (de droite), le Nouveau Centre. Le ministre de la Défense, cherchant certainement à démarquer les idées de son parti à celles de l'UMP, interrogeait alors :
"Est-il utile, pour assurer la sécurité de nos compatriotes, de centraliser des informations relatives aux personnes physiques ayant seulement sollicité un mandat politique ou syndical ? Est-il utile qu'on y intègre des éléments du type des coordonnées téléphoniques, des orientations, sans savoir exactement de quoi il s'agit, des informations d'ordre fiscal ou patrimonial ? Est-ce bien nécessaire de ficher les personnes jouant, selon les termes même du décret, un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ?" "N'y a-t-il pas là un curieux mélange des genres ?"
Des questions plus que légitimes mais qui n'ont pas plu du tout à la ministre de l'intérieur Michelle Alliot-Marie qui a préféré ironiser : "Je suis ravie que M. Morin se pose des questions. La question que moi je me pose, c'est comment il se fait que depuis le 1er juillet, il n'ait pas réussi à trouver mon numéro de téléphone pour me demander ce qu'il en était? Je l'aurais rassuré".
Aux dernières nouvelles et face au ramdam général, le gouvernement et Nicolas Sarkozy seraient prêts à lâcher du lest sur certains critères, notamment l'orientation sexuelle, l'état de santé des personnes ou l'âge à partir duquel on peut y être inscrit. Le gouvernement commence donc à faire machine arrière, après avoir adopté EDVIGE dans la plus grande discrétion au début de l'été. Nul doute que l'énorme succès de la pétition qui circule sur le net commence à peser dans la balance. Voilà pourquoi je vous invite à la signer, si ce n'est déjà fait :
"Dans sa décision rendue le 12 juillet, le Conseil d'État a validé la légalité de l’avenant conclu par la ville de Paris avec une filiale de JCDecaux, la Somupi, pour étendre le système de vélo en libre-service Vélib' sur 30 communes riveraines de Paris, dont Nogent.
Saisi par Clear Channel, candidat malheureux de l'appel d'offres initial attribué à la Somupi, le juge des référés du tribunal administratif de Paris avait estimé, le 2 janvier, que cette extension à la banlieue correspondait à un nouveau marché et ne pouvait pas être passé sans publicité ni mise en concurrence. La ville de Paris, qui affirmait qu'il ne s'agissait pas d'un nouveau marché mais d'une extension de celui passé avec la Somupi, avait fait appel auprès du Conseil d'État."
(source)
Si cela se confirme bel et bien, et si le maire de Nogent n'a pas changé d'avis depuis le 2 janvier dernier, 3 stations de Vélib' pourraient ainsi voir le jour à Nogent : une proche du RER A, une autre proche du RER E et la troisième au niveau du port, près du centre sportif. Si cela est une excellente nouvelle pour les amateurs de balade en vélos, il est également utile de rappeler qu'il sera ainsi indispensable que la ville et sa voirie s'adaptent à cette nouvelle affluence de vélos, pour que cet évènement se déroule au mieux et sans danger.
Sarkozy et le coup de la cravate grise
A l'occasion de la prise de Présidence de l'Europe par la France début juillet, Nicolas Sarkozy a eu l'idée d'offrir à chacun des 577 députés et à tous les ministres une petite mallette très "design" comportant une poignée de cadeaux : stylo, bloc-note, trousse, porte-chemises et... une cravate grise. Le Président semble oublié qu'il y a 18% de femmes au sein de l'Assemblée Nationale et qu'il a nommé un bon nombre de femmes au gouvernement. Un cadeau qui leur sera bien inutile donc et qui avait un coût non négligeable. Alors, faut-il y voir un geste machiste de la part du Président ? Certaines députées ont leur idée sur la question. Allez, c'est l'intention qui compte dirons-nous...
Laurent Voulzy se raconte et chante Nogent
Le chanteur Laurent Voulzy, qui fêtera ses 60 ans cette année, vient se sortir un nouvel album intitulé "Recollection" à l'occasion du 30e anniversaire de son 1er album, "Rockollection".
Dans sa chanson intitulée "Rockollection 008" présent sur le nouvel album, Laurent Voulzy dresse sa biographie de chanteur, d'enfant et d'ado passionné par la musique. Il y fait donc logiquement allusion à la ville où il a grandi (même s'il vit à Joinville-le-Pont aujourd'hui) et où il a commencé sa carrière (à la Maison des Jeunes) : Nogent-sur-Marne !
Jusqu'au 31 août 2008, la Conseil Général du Val-de-Marne organise un grand concours de photos et vidéos dont la thématique est "Insolite Val-de-Marne". Ce concours est ouvert à tous et les résultats seront donnés mi-septembre : le jury sera alors composé de professionnels (photo/vidéo) et de conseillers généraux. Bonne chance aux participants !
Toutes les modalités sont trouvables à cette adresse : www.cg94.fr/concours
Continuons dans le (TRES) léger, avec ces deux apparitions du candidat démocrate à la Présidentielle des Etats-Unis, Barack Obama, dans le célèbre talk-show d'Ellen DeGeneres, en pleine campagne électorale.
Dans la première des vidéos qui suivent, Obama entre en scène sur la chanson "Crazy" de Beyoncé et entame un pas de danse très réussi accompagnée de l'animatrice... Dans la 2e vidéo, Ellen DeGeneres retente de faire danser le sénateur de l'Illinois, mais en duplex depuis l'un de ses meetings. Ne pouvant résister aux pouvoirs de la musique, Obama se laisse une nouvelle fois aller.
Profitons des vacances d'été pour aborder des sujets assez légers. En commençant par deux vidéos qui ont créé ce qu'on appelle un véritable Buzz sur internet : elles ont en effet été visionnées plus de 10 millions de fois chacune sur les différents sites de partage de vidéos.
Leur nom : "Where the Hell is Matt ?". Leur auteur : Matt Harding, un américain de 31 ans issu de Seattle. Il a fait le tour du monde, traversant 42 pays en 14 mois, et s'est filmé devant des monuments ou des endroits connus de la planète en dansant... Ses premières vidéos furent remarquées par une grande marque de chewing-gum, qui lui proposa un contrat lui permettant d'aller aux quatre coins du monde pour se filmer, le tout aux frais de la marque.
Si vous ne connaissez pas encore ses vidéos, les voici. Personnellement, J'ADORE !
Mercredi 18 juin dernier, un jury de 15 membres, composés d'élus municipaux (dont 1 socialiste), d'associations de riverains, d'association de commerçants, de responsables au Conseil Régional, à la RATP, au STIF et aux bâtiments de France, a désigné, parmi 3 projets, celui proposé par la société Eiffage Immobilier, dans le cadre de l'aménagement du "Pôle RER A" de Nogent-sur-Marne.
Eiffage et ses filiales (Eiffage Constructions, Eiffage Travaux Publics, Eiffel, Eiffage Concessions, etc), qui sont à l'origine de projets très célèbres comme le Palais Omnisports de Paris-Bercy, le Pont de Tancarville, le Pont de Normandie, le Météor de la Ligne 14 du métro, l'agrandissement du Parlement Européen de Bruxelles ou encore le Viaduc de Millau, tiennent leur nom de Gustave Eiffel, qui est bien sûr associé aux constructions pharaoniques.
Justement, c'est bien d'un projet à l'envergure spectaculaire dont on parle ici : un aménagement de près de 28 000 m² en plein coeur de Nogent, le Pavillon Baltard qui obtient un rôle de premier plan dans la ville, la démolition du parking en hauteur devant la gare, la création d’un nouveau parking souterrain, l’aménagement d’un nouvel axe urbain paysager, la création d'espaces intégrant des activités commerciales dont un nouveau parvis surplombé par un "village dans le ciel", de nouvelles résidences le long du nouvel axe urbain, etc etc... Les travaux s'annoncent Herculéens !
La gare RER ne sera pas vraiment affectée, car le projet va s’assembler à son enveloppe existante. 44% de la surface des aménagements seront réservés aux bureaux, 20% aux logements, 19% à une résidence services, 11% aux commerces et 7% à la médiathèque, des proportions laissées quasiment entièrement (et curieusement) à la guise de l’aménageur…
Depuis plusieurs semaines déjà, le projet
présenté par Eiffage Immobilier était
pressenti comme étant le grand favori, semblant plutôt obtenir les faveurs du
Maire de Nogent, présentant une surface plus importantes pour les bureaux et
finançant la totalité du projet.
Lors du choix de l’aménageur, le vote s’est
presque fait à l’unanimité. Seul le conseiller municipal socialiste, William
Geib, s’est abstenu, pour des raisons cohérentes avec le contenu de son
programme lors de la dernière élection municipale.
M. Geib indique qu’« Aucun des [trois] projets ne répond à la question de ce que l’on fait du Pavillon Baltard : salle de congrès, de spectacle… et il n’est pas pertinent de décider du type d’équipement le jouxtant avant d’y avoir répondu. Je trouve également regrettable d’excentrer la bibliothèque-médiathèque. Il eut été plus utile d’installer à proximité des transports une crèche, alors que seulement 40 % des demandes de places en crèche sont actuellement pourvues ». Les interrogations de la tête de liste « Progrès et Solidarités pour Nogent » sont légitimes quand on voit que le Pavillon Baltard occupera une place bien plus importante après le nouvel aménagement, et qu’à l’heure actuelle, la Pavillon Baltard n’est pas souvent mis à contribution.
William Geib souligne également le fait que le projet ne contient absolument aucun logement social et que la ville semble donc s’accommoder de ses 11% de logements sociaux (contre les 20% que lui oblige la loi).
Enfin, le conseiller municipal PS affirme que
ce choix est en réalité un « non-choix » car de toute façon, « seul
le projet Eiffage correspondait aux critères d’équilibre financier.
En septembre prochain, la négociation foncière s’achèvera entre la ville et la RATP puis l’Avant Projet sera mis au point. La présentation publique du projet définitif puis l’élaboration des documents d’urbanisme auront lieu en octobre 2008. Le réaménagement de la gare RER débutera dès juin 2009. L’approbation des documents d’urbanisme, le dépôt des permis de construire et la libération des emprises RATP se feront en octobre 2009. L’obtention des permis de construire, l’acquisition foncière RATP/STIF et enfin le début des travaux sont prévus pour le début de l’année 2010.
Depuis le 3 janvier 2008, les
Etats-Unis d’Amérique vivent au rythme des élections primaires, dans le cadre
des élections présidentielles, qui auront lieu en novembre prochain.
C'est-à-dire que pendant 5 mois, les démocrates et les républicains de chaque
état des USA ont voté pour désigner leur candidat en vue du duel final de
novembre.
Les démocrates et les
républicains sont les deux grands adversaires politiques aux Etats-Unis. L’organisation
de ces élections primaires répond à un système plus ou moins complexe et interne
à ces partis. Donc rien n’empêche à un troisième candidat indépendant de se
présenter en novembre.
Les français, pour essayer de
trouver une concordance avec leur pays, comparent souvent les Républicains avec
la Droite française et les Démocrates avec la Gauche. Cela est sûrement dû au
fait que les Républicains sont plus souvent associés au domaine économique et
les Démocrates au domaine social. Mais en réalité, il est absolument impossible
de procéder à de telles comparaisons, puisqu’un Républicain aux USA pourrait
très bien être « de droite » en France et inversement pour les
Démocrates (je pense notamment au Républicain Rudolph Giuliani dont la
politique est réputée très à gauche). De plus, ces dernières années, le camp
républicain est souvent associé dans notre pays au Président US actuel, George
W. Bush, dont la popularité en France est en ruine. Du coup, ici, peu de gens
aiment se dire pro-républicains quand ils parlent de politique américaine, et
cela à droite comme à gauche.
Revenons-en aux élections primaires qui viennent de s’achever. En 2007 et jusqu’à la mi-février 2008, Hillary Clinton était la grande favorite quant à l’investiture démocrate en vue de l’élection de novembre. Hillary Clinton, 61 ans, sénatrice de l’état de New York, est une femme d’expérience, qui a été « First Lady » lors des mandats de Bill Clinton. Seul Barack Obama, 46 ans, sénateur de l’état de l’Illinois, encore inconnu il y a 5 ans, pouvait prétendre rivaliser avec l’ex-première dame des Etats-Unis, et encore, peu y croyait, Hillary la première.
Pourtant, à chaque nouvelle élection primaire, dans chaque nouvel état, le résultat était souvent bien différent de ce qu’on y attendait. Ainsi, Barack Obama obtint la majorité des voix dans plus de la moitié des états. Chaque état étant plus ou moins important selon le nombre de ses habitants, chacun d’entre eux fait remporter aux candidats un nombre proportionnel de délégués. Par exemple, le petit état du Delaware correspond à 23 délégués tandis que la grande Californie en rapporte 441. Un nombre qui est partagé proportionnellement entre les différents concurrents. Sur tous les délégués en jeu, Obama en aurait remporté 2151 et Clinton 1915. Et bien qu’Hillary ait obtenu un plus grand nombre de voix d’électeurs, soit 17 millions, Barack Obama, lui, a remporté le plus grand nombre de délégués, et c’est seulement cela qui importe. Donc le 4 novembre prochain, c’est Barack Obama qui affrontera le candidat républicain pour devenir le 44e Président des Etats-Unis. Désormais, Hillary Clinton appelle à voter pour le sénateur de l’Illinois, dans le but de faire élire un démocrate à la Présidence.
Côté républicains, le suspense a été bien moins long. Parmi tous les candidats en lice, c’est le sénateur de l’Arizona, John McCain, 72 ans, qui a obtenu l’investiture de son parti dès le début du mois de février. C’est ce candidat qu’affrontera Barack Obama. Les deux candidats à la Maison Blanche se cherche désormais un vice-présidentiable, c'est-à-dire celui qui fera la suite de la campagne à ses côtés et qui sera le Vice Président des USA en cas d’élection du candidat correspondant. C’est un peu l’équivalent de notre Premier Ministre, sauf que là il participe très activement à la campagne électorale et qu’il est aussi élu.
Pour Barack Obama, le but de ces prochains jours est surtout de trouver quelqu’un qui puisse faire revenir vers lui les votes des électeurs d’Hillary Clinton, déçus de la défaite de leur favorite. Certains évoquent souvent le nom d’Hillary Clinton elle-même. Affaire à suivre.
Calendrier des élections USA 2008 :
Lundi 25 août - Jeudi 29
août : Convention démocrate à Denver.
Lors de cette convention, tous
les délégués démocrates se réuniront et voteront pour désigner le candidat qui
affrontera John McCain en novembre. Les électeurs ayant en majorité préféré
Barack Obama, c’est lui qui devrait donc être officiellement investi par son
parti.
Lundi 1er septembre - Jeudi
4 septembre :
Convention républicaine à Minneapolis-St-Paul
De la même façon que pour les démocrates, les délégués républicains se
réuniront et désigneront donc John McCain comme leur candidat pour affronter
Obama.
Mardi 4
novembre : Election
Le grand Jour, celui où le
peuple des Etats-Unis se rendra aux urnes pour élire son 44e
Président. En réalité, ils éliront des « grands électeurs » qui
eux-même éliront leur candidat.
Décembre : Résultats
Bien que nous connaitrons les
résultats quelques heures ou jours après ce 4 novembre, les résultats
définitifs seront dévoilés dans le courant du mois de décembre 2008, après que
les 538 grands électeurs aient désigné le nouveau président.
20 janvier 2009 :
Date de l’entrée en fonction
du 44e Président des Etats-Unis.
Dans cet article, j’ai
volontairement fait l’impasse sur les origines du Sénateur Obama et sur le fait
qu’Hillary Clinton est une femme, car je crois que les différents médias en ont
assez parlé et en parlent encore assez. J’aurai d’ailleurs sans doute
l’occasion de reparler de ces élections ici-même. Ces élections s’annoncent
réellement passionnantes.

perso, j'ai arreté de regarder ma télé : / ça vaut mieux que de voir ça.bon ok c est marrant... read more
on Happy birthday mister President