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En votant en majorité pour le candidat démocrate Barack Obama, les Américains ont manifesté leur besoin et leur envie de changement et on écrit eux-mêmes l'une des grandes pages de l'Histoire. Barack Obama a notamment su convaincre par ses messages d'espoir, sans précédents pour la jeune génération dont je fais parti, par ses discours de tolérance, d'ouverture d'esprit et son intention de créer le changement, non en partant du haut vers le bas, mais plutôt du bas vers le haut ("Change doesn't come from the top down, it comes from the bottom up"), c'est à dire en s'attaquant prioritairement aux problèmes des personnes les plus défavorisées. Un modèle à suivre pour les plus grands partis politiques du Monde, particulièrement ceux positionnés à gauche.
Barack Obama représente donc un aspect atypique de la politique et tout à fait inédit pour les plus jeunes, qui n'ont pas connu l'époque des J.F. Kennedy, Martin Luther King ou Nelson Mandela, ceux qui ont tenu des discours semblables avant Obama et qui ont eu l'occasion d'associer des actes à leurs paroles, comme ce sera bientôt le cas pour le président élu des Etats-Unis. Les jeunes électeurs US ne me font d'ailleurs pas mentir, puisque 66% des 18-29 ans ont voté pour l'ex Sénateur de l'Illinois et 69% des électeurs votant pour la toute première fois. Et même si la couleur de sa peau est largement remise sur le devant de la scène par les médias (particulièrement en France j'ai remarqué), ce sont d'abord les messages extraordinaires d'espoir, à l'image du désormais culte "Yes We Can", qui ont créé l'Obamania bien au-delà des frontières américaines.
Le 44e président des Etats-Unis a un travail gargantuesque qui l'attend et il est presque évident qu'une partie de ceux qui l'ont porté au statut de sauveur du monde seront déçus de voir que jamais quiconque n'est capable de satisfaire la Terre entière et que certains problèmes dont souffre notre époque sont quasiment irrémédiables, sans compter le fait que les Etats-Unis ont assez de soucis à l'intérieur de leurs frontières pour que leur président n'ait un impact immédiat sur le reste du Monde. Quoi qu'il en soit, l'élection de Barack Obama était peut-être la meilleure chose qui pouvait arriver en ce qui concerne le domaine politique. A la politique de nous dire si elle a le pouvoir de changer la face du monde.
Des électeurs pas si ouverts d'esprit...
Pourtant, en analysant d'un peu plus près la soirée électorale du 4 novembre, les humanistes de la première heure ont un sentiment particulièrement mitigé. Certes, la victoire d'Obama est un fabuleux évènement pour eux, mais certains résultats, ceux dont presque personne ne parle, sont bien plus inquiétants.
En effet, aux Etats-Unis, l'élection présidentielle est également l'occasion pour les électeurs de se prononcer sur tout un tas de mesures, d'amendements et de propositions, par un système de referendum propre à l'état ou à la ville concernée.
- Ainsi, pendant que les Etats-Unis votaient en majorité pour le candidat démocrate, les électeurs du Nebraska votaient en faveur de l'Initiative 424 qui interdisait la discrimination positive sur son territoire (58 contre 42%). L'état du Colorado rejetait la Proposition 46, identique à celle du Nebraska, à 51%.
- L'Etat du Missouri adoptait, lui, à 86% la Proposition 1 qui faisait de la langue anglaise la seule et unique langue officielle de cet état, tandis que l'Oregon rejetait de peu la Proposition 58 qui limitait à 2 années le droit d'étudier une langue étrangère dans cet état.
Pendant que la Californie votait en masse pour Barack Obama, elle se faisait particulièrement remarquer dans ces referendums locaux :
- La proposition 7 avait pour objectif d'atteindre une production totale d'électricité issue des énergies renouvelables à 40% en 2020 et 50% en 2025. Elle a été rejetée à 65% !
- La proposition 10 prévoyait un budget de 5 milliards de dollars pour la recherche d'énergies renouvelables, de développement de l'énergie solaire et de recherche de carburants propres pour les voitures. Elle a été rejetée à 60% !
- La proposition 4, obligeant les mineures à obtenir l'aval de leurs parents avant d'avoir recours à un avortement, a été rejeté de très peu ! Seulement 52% !
- La proposition 8 interdisant les mariages pour les couples de même sexe a été adoptée par 52% des voix alors que ce genre de mariage a déjà été célébré plus de 16.000 fois et que même le gouverneur républicain Schwarzenegger soutenait le Non à la "Prop 8" qui était aussi soutenu par les plus grandes stars et entreprises Hollywoodiennes et Californiennes. Rien n'y a fait.
- La Floride aussi a adopté son Amendement 2 interdisant les mariages pour couples du même sexe (à 62%), tout comme l'Arizona et sa proposition 102 adoptée à 57%.
- Et décidément, la communauté homosexuelle n'est pas en odeur de sainteté aux Etats-Unis, puisque l'Initiative 1 de l'Arkansas a également été adoptée, à 57%. Celle-ci interdit le droit d'adopter aux personnes non mariées, homosexuelles ou hétérosexuelles.
- A San Francisco, la station d'épuration de la ville ne sera pas rebaptisée "George Bush" puisque la mesure R a été rejetée à 69%.
Heureusement, dans tout ça, il y a UNE bonne nouvelle : en Californie, la Proposition 2 qui implique un agrandissement des cages à poules pondeuses a été adoptée à 63% !! God Bless America !
On en parle depuis des semaines !! Le fichier "EDVIGE" fait quasiment l'unanimité contre lui. Créé par le ministère de l'intérieur sous le gouvernement Fillon, il crée la discorde au sein même de la majorité. Petit point sur ce qu'est réellement le système "EDVIGE".
Ce doux nom est en réalité l'abréviation de "Exploitation Documentaire et Valorisation de l'Information Générale". EDVIGE est donc un fichier de police informatisé, créé par le décret 2008-632 du 27 juin 2008 et paru au Journal Officiel n°152 du 1er juillet 2008.
Ce système a officiellement pour but de "collecter toute une série d'informations notamment sur certaines personnes publiques (politiques, syndicales, religieuses) ou encore sur certains individus (ou groupes) susceptibles de porter atteinte à l'ordre public".
Vous portez une casquette syndicale ou politique ? Vous tenez un rôle "significatif" économique, social, institutionnel ou religieux ? Gare à vous, EDVIGE vous regarde !
Si vous êtes inscrit sur ce fichier, voilà les informations qu'on peut alors y lire :
- informations ayant trait à l'état civil et à la profession
- adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques
- signes physiques particuliers et objectifs, photographies et comportement
- titres d'identité
- immatriculation des véhicules
- informations fiscales et patrimoniales
- déplacements et antécédents judiciaires
- motif de l'enregistrement des données
- données relatives à l'environnement de la personne, notamment à celles entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec elle.
Tout citoyen français peut être inscrit dans ce fichier à partir de l'âge de 13 ans et la confidentialité des informations qu'il contient est loin d'être respectée puisqu'elles peuvent passer par vos opinions religieuses, politiques, votre orientation sexuelle, votre état de santé et vos origines ethniques...
Comme si ce genre d'information pouvait vraiment répondre au but premier d'EDVIGE, à savoir garantir la sécurité de l'état français !
Système de traitement des infractions constatées, Fichier national automatisé des empreintes génétiques, Fichier judiciaire national automatisé des auteurs d'infractions sexuelles, Fichier ELOI pour étrangers en situation irrégulière, Loi pour la confiance dans l'économie numérique, Fichier National des Interdits de Stade, Fichier Cristina, Fichier des personnes recherchées, Passeport biométrique, Projet "Base-élèves", Fichier des personnes nées à l'étranger, etc... Les multiples systèmes de fichage ne datent pas d'aujourd'hui, mais jamais les critères n'ont semblé à la fois aussi vastes et discriminatoires.
Les personnes autorisées à accéder à ce fichier sont les policiers de la SDIG (Sous-direction de l'information générale de la direction centrale de la sécurité publique), les fonctionnaires des services d'information des directions départementales ou de la préfecture de police désignés par le directeur départemental ou par le préfet de police.
La partie du fichier dédiée aux personnes jugées "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public" peut également être accessible par tout agent d'un service de la police nationale ou de la gendarmerie nationale, sur demande expresse à sa hiérarchie en précisant l'identité du consultant, l'objet et les motifs de la consultation.
Le décret précise, par ailleurs, que le fichier EDVIGE ne peut être mis en interconnexion avec d'autres fichiers. Et que, comme tout fichier nominatif informatisé intégrant des données personnelles, n'importe quel citoyen peut demander à y avoir accès, conformément à la loi informatique et libertés de 1978. Les données sont conservées cinq ans au maximum dans le cadre d'une enquête, mais rien n'est précisé dans le cas d'un relevé d'information réalisé en dehors d'une enquête.
Enfin, le texte indique que le directeur général de la police nationale doit rendre compte chaque année à la Commission Nationale de l'Information et des Libertés (la CNIL) de ses activités "de vérification, de mise à jour et
d'effacement" des informations enregistrées dans le fichier EDVIGE.
Douze associations et organisations syndicales (AIDES, CFDT, CGT, Force Ouvrière, le Collectif contre l'homophobie et pour l'égalité des droits, la Fédération nationale de l'Autre Cercle, la FSU, l'Inter-LGBT, IRIS, la Ligue des Droits de l'Homme, le Syndicat des Avocats de France, le Syndicat de la Magistrature, l'Union Syndicale Solidaire) ont déposé un recours au Conseil d'Etat contre ce fichier.
La gauche entière, dont le Parti Socialiste, a vivement condamné le fichier EDVIGE, tout comme le MODEM de François Bayrou. La suspension du fichier est demandée par "Gaylib", l'association homosexuelle liée à l'UMP, car au sein même du parti de la majorité présidentielle, EDVIGE divise les opinions.
De Dominique de Villepin à Rama Yade en passant par Hervé Morin ou Alain Juppé, tous y sont allé de leur remarque à propos de ce fichier. L'ancien Premier Ministre a déclaré que le décret avait été mal rédigé tandis que la secrétaire d'état faisait part de ses doutes sur l'efficacité du système.
La plus grande polémique intervint après le discours d'Hervé Morin du 6 septembre dernier à l'Université d'Eté de son parti (de droite), le Nouveau Centre. Le ministre de la Défense, cherchant certainement à démarquer les idées de son parti à celles de l'UMP, interrogeait alors :
"Est-il utile, pour assurer la sécurité de nos compatriotes, de centraliser des informations relatives aux personnes physiques ayant seulement sollicité un mandat politique ou syndical ? Est-il utile qu'on y intègre des éléments du type des coordonnées téléphoniques, des orientations, sans savoir exactement de quoi il s'agit, des informations d'ordre fiscal ou patrimonial ? Est-ce bien nécessaire de ficher les personnes jouant, selon les termes même du décret, un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ?" "N'y a-t-il pas là un curieux mélange des genres ?"
Des questions plus que légitimes mais qui n'ont pas plu du tout à la ministre de l'intérieur Michelle Alliot-Marie qui a préféré ironiser : "Je suis ravie que M. Morin se pose des questions. La question que moi je me pose, c'est comment il se fait que depuis le 1er juillet, il n'ait pas réussi à trouver mon numéro de téléphone pour me demander ce qu'il en était? Je l'aurais rassuré".
Aux dernières nouvelles et face au ramdam général, le gouvernement et Nicolas Sarkozy seraient prêts à lâcher du lest sur certains critères, notamment l'orientation sexuelle, l'état de santé des personnes ou l'âge à partir duquel on peut y être inscrit. Le gouvernement commence donc à faire machine arrière, après avoir adopté EDVIGE dans la plus grande discrétion au début de l'été. Nul doute que l'énorme succès de la pétition qui circule sur le net commence à peser dans la balance. Voilà pourquoi je vous invite à la signer, si ce n'est déjà fait :
Depuis le 3 janvier 2008, les
Etats-Unis d’Amérique vivent au rythme des élections primaires, dans le cadre
des élections présidentielles, qui auront lieu en novembre prochain.
C'est-à-dire que pendant 5 mois, les démocrates et les républicains de chaque
état des USA ont voté pour désigner leur candidat en vue du duel final de
novembre.
Les démocrates et les
républicains sont les deux grands adversaires politiques aux Etats-Unis. L’organisation
de ces élections primaires répond à un système plus ou moins complexe et interne
à ces partis. Donc rien n’empêche à un troisième candidat indépendant de se
présenter en novembre.
Les français, pour essayer de
trouver une concordance avec leur pays, comparent souvent les Républicains avec
la Droite française et les Démocrates avec la Gauche. Cela est sûrement dû au
fait que les Républicains sont plus souvent associés au domaine économique et
les Démocrates au domaine social. Mais en réalité, il est absolument impossible
de procéder à de telles comparaisons, puisqu’un Républicain aux USA pourrait
très bien être « de droite » en France et inversement pour les
Démocrates (je pense notamment au Républicain Rudolph Giuliani dont la
politique est réputée très à gauche). De plus, ces dernières années, le camp
républicain est souvent associé dans notre pays au Président US actuel, George
W. Bush, dont la popularité en France est en ruine. Du coup, ici, peu de gens
aiment se dire pro-républicains quand ils parlent de politique américaine, et
cela à droite comme à gauche.
Revenons-en aux élections primaires qui viennent de s’achever. En 2007 et jusqu’à la mi-février 2008, Hillary Clinton était la grande favorite quant à l’investiture démocrate en vue de l’élection de novembre. Hillary Clinton, 61 ans, sénatrice de l’état de New York, est une femme d’expérience, qui a été « First Lady » lors des mandats de Bill Clinton. Seul Barack Obama, 46 ans, sénateur de l’état de l’Illinois, encore inconnu il y a 5 ans, pouvait prétendre rivaliser avec l’ex-première dame des Etats-Unis, et encore, peu y croyait, Hillary la première.
Pourtant, à chaque nouvelle élection primaire, dans chaque nouvel état, le résultat était souvent bien différent de ce qu’on y attendait. Ainsi, Barack Obama obtint la majorité des voix dans plus de la moitié des états. Chaque état étant plus ou moins important selon le nombre de ses habitants, chacun d’entre eux fait remporter aux candidats un nombre proportionnel de délégués. Par exemple, le petit état du Delaware correspond à 23 délégués tandis que la grande Californie en rapporte 441. Un nombre qui est partagé proportionnellement entre les différents concurrents. Sur tous les délégués en jeu, Obama en aurait remporté 2151 et Clinton 1915. Et bien qu’Hillary ait obtenu un plus grand nombre de voix d’électeurs, soit 17 millions, Barack Obama, lui, a remporté le plus grand nombre de délégués, et c’est seulement cela qui importe. Donc le 4 novembre prochain, c’est Barack Obama qui affrontera le candidat républicain pour devenir le 44e Président des Etats-Unis. Désormais, Hillary Clinton appelle à voter pour le sénateur de l’Illinois, dans le but de faire élire un démocrate à la Présidence.
Côté républicains, le suspense a été bien moins long. Parmi tous les candidats en lice, c’est le sénateur de l’Arizona, John McCain, 72 ans, qui a obtenu l’investiture de son parti dès le début du mois de février. C’est ce candidat qu’affrontera Barack Obama. Les deux candidats à la Maison Blanche se cherche désormais un vice-présidentiable, c'est-à-dire celui qui fera la suite de la campagne à ses côtés et qui sera le Vice Président des USA en cas d’élection du candidat correspondant. C’est un peu l’équivalent de notre Premier Ministre, sauf que là il participe très activement à la campagne électorale et qu’il est aussi élu.
Pour Barack Obama, le but de ces prochains jours est surtout de trouver quelqu’un qui puisse faire revenir vers lui les votes des électeurs d’Hillary Clinton, déçus de la défaite de leur favorite. Certains évoquent souvent le nom d’Hillary Clinton elle-même. Affaire à suivre.
Calendrier des élections USA 2008 :
Lundi 25 août - Jeudi 29
août : Convention démocrate à Denver.
Lors de cette convention, tous
les délégués démocrates se réuniront et voteront pour désigner le candidat qui
affrontera John McCain en novembre. Les électeurs ayant en majorité préféré
Barack Obama, c’est lui qui devrait donc être officiellement investi par son
parti.
Lundi 1er septembre - Jeudi
4 septembre :
Convention républicaine à Minneapolis-St-Paul
De la même façon que pour les démocrates, les délégués républicains se
réuniront et désigneront donc John McCain comme leur candidat pour affronter
Obama.
Mardi 4
novembre : Election
Le grand Jour, celui où le
peuple des Etats-Unis se rendra aux urnes pour élire son 44e
Président. En réalité, ils éliront des « grands électeurs » qui
eux-même éliront leur candidat.
Décembre : Résultats
Bien que nous connaitrons les
résultats quelques heures ou jours après ce 4 novembre, les résultats
définitifs seront dévoilés dans le courant du mois de décembre 2008, après que
les 538 grands électeurs aient désigné le nouveau président.
20 janvier 2009 :
Date de l’entrée en fonction
du 44e Président des Etats-Unis.
Dans cet article, j’ai
volontairement fait l’impasse sur les origines du Sénateur Obama et sur le fait
qu’Hillary Clinton est une femme, car je crois que les différents médias en ont
assez parlé et en parlent encore assez. J’aurai d’ailleurs sans doute
l’occasion de reparler de ces élections ici-même. Ces élections s’annoncent
réellement passionnantes.
Ces dernières semaines, la Chine fait beaucoup parler d'elle : ses relations avec le Tibet, avec le reste du Monde mais aussi avec son propre peuple sont extrêmement complexes et occupent toutes les attentions. Alors tentons de comprendre les bases du problème qui se pose actuellement à propos de la Chine, pays le plus peuplé de la planète avec ses 1,32 milliard d'habitants.
Le Tibet est une zone asiatique de 2 500 000 km²
située en Chine qui se compose de 3 provinces, qui sont l'Ü-Tsang,
l'Amdo et le Kham. Le Tibet comprend entre 5 et 6 millions de
Tibétains et entre 1 et 2 millions d'autres ethnies. Le Tibet possède une capitale baptisée Lhasa.
Au 13e siècle, le Tibet fut officiellement incorporé au territoire Chinois et cette situation a duré jusqu'à la création de la République Populaire de Chine (la Chine telle que nous la connaissons aujourd'hui), c'est à dire en 1949, date à laquelle le gouvernement Chinois adopte le "principe de libération pacifique" du Tibet. Il s'agit d'une sorte de pacte signé par le gouvernement chinois et les représentants Tibétains. Le Dalaï Lama (premier chef spirituel des Tibétains) approuve cet accord qu'il pense visiblement bénéfique pour le Tibet et quelques mois plus tard, en 1951, l'armée Chinoise entre à Lhasa et le Tibet devient à la botte de la République Populaire de Chine dans l'indifférence générale du monde entier.
Mais en quelques années, les Tibétains vont comprendre que ce principe de "libération pacifique" était un cadeau empoisonné : le silence et la censure envahirent le territoire, les destructions de monastères se multiplièrent, tout comme les tortures et les massacres de moines Tibétains. L'occupation chinoise aurait provoqué la mort de plus d'un million de Tibétains. Ce qui entraîna le 10 mars 1959, un soulèvement massif du peuple Tibétain qui réclama son indépendance et sa liberté. Mais la situation est encore aujourd'hui quasiment la même.
En 1959, le Dalaï Lama s'exile. Menacé, il quitte le Tibet avec 150 000 de ses fidèles et se réfugie à Dharamsala, une ville du Nord de l'Inde, où il fonde le "gouvernement Tibétain en exil" qui gère toujours le Tibet depuis l'extérieur. En 1995, Gadhun Choekui Nyima, 6 ans, est nommé Panchen Lama (2e titre le plus important du Tibet après le Dalaï Lama) mais est emprisonné 3 jours plus tard à Pékin (il devient alors et demeure à ce jour le plus jeune prisonnier politique de l'Histoire). En 1989, le Dalaï Lama a reçu le prix Nobel de la Paix pour sa lutte pacifique contre le gouvernement chinois. L'opinion mondiale prend alors conscience du problème Tibétain.
Chaque année, le 10 mars est fêté par les Tibétains en souvenir de 1959, date de leur premier soulèvement contre le gouvernement chinois. Et cette année 2008 n'a pas échappé à la règle... A une différence près : 2008 est marquée par l'organisation des Jeux Olympiques à Pékin, la capitale chinoise. En août, les yeux du Monde entier seront tournés vers la Chine et voilà une bonne occasion pour les Tibétains de faire entendre leur cause. Le 10 mars dernier, ils ont donc de nouveau manifesté, en menaçant le bon déroulement des JO de Pékin. Des manifestations qui ont été violemment réprimées par la Chine, qui parlent d'une quinzaine de morts dus à ces violences, tandis que les résistants parlent de plus d'une centaine. Des chiffres invérifiables puisque la Chine interdit toute occupation du territoire par les journalistes. Aujourd'hui, le Tibet est coupé du Monde et la Chine connait une vague de censure spectaculaire.
Le Dalaï Lama a récemment menacé de démissionner de son "mandat" si les violences ne s'apaisaient pas. Chacun doit être conscient qu'une telle décision serait une catastrophe pour la paix qui règne déjà très difficilement entre ses deux camps, puisque le Dalaï Lama a toujours lutté pacifiquement face à la Chine et que ce comportement est de plus en plus contesté par la jeune garde tibétaine, plus remuante, plus radicale et plus exigeante et qui n'hésiterait pas à entreprendre une lutte armée pour libérer le Tibet en cas de prise de recul du Dalaï Lama.
Pékin recevra donc les Jeux Olympiques en août et la question qui revient le plus souvent en Occident est celle de savoir si cet évènement arrive au moment idéal pour faire comprendre à la Chine qu'il lui faut cesser sa politique de répression à l'encontre d'un Tibet qui réclame sa liberté, mais aussi la sanctionner sur des dérapages qu'elle a déjà réalisés à Taiwan, au Darfour, puis en emprisonnant des journalistes ou simplement en cachant la vérité au peuple chinois qui n'est même pas au courant de ce qu'il se passe au Tibet. Mais que faut-il faire ? Boycotter les épreuves sportives ? Il n'en est pas question, ce serait les athlètes qui seraient pénalisés et les JO restent avant tout un évènement sportif et non politique. S'exprimer sur le sujet pendant les épreuves ? Non, cela est sanctionné par le comité olympique. Alors pourquoi pas boycotter simplement la cérémonie d'ouverture, comme le souhaitent certaines ONG très engagées, comme Reporters Sans Frontières ? Mais qui peut boycotter ? Ah oui ! Les chefs d'état, qui sont toujours invités à ce genre d'évènement !
Mais il y a un hic...
La Chine a un pouvoir économique surnaturel. Les échanges économiques entre la Chine et les pays occidentaux sont vraiment conséquents. Parmi les plus concernés : la France, avec qui la Chine vient de signer un contrat de 20 milliards de dollars pour la vente d'Airbus et de projets liés aux énergies. Il ne serait donc pas vraiment convenable pour l'économie française de contrarier le gouvernement chinois. Voilà pourquoi lors des violences de ces derniers jours, Nicolas Sarkozy a appelé la Chine a faire preuve de "retenu" face aux Tibétains, comme s'il fallait continuer à les frapper mais un peu moins fort. A l'heure actuelle, les différents pays occidentaux se posent toujours la question de savoir comment agir face à la Chine pendant les Jeux Olympiques.
Une affaire qui est loin d'être finie et qui est donc à suivre de près...
Mais vous, pensez-vous, sachant que la Chine est un partenaire primordial au niveau économique, que Nicolas Sarkozy doit boycotter la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin ?
Vous aussi, signez la pétition en soutien au peuple Tibétain, qui a déjà recueilli plus d'1 million de signatures en moins d'une semaine et dans le monde entier : Cliquez ici pour signer la pétition
Pour soutenir les journalistes emprisonnés en Chine, soutenez Reporters Sans Frontières : Visitez leur site
A l'Assemblée Nationale, des députés de tous les horizons politiques se sont rassemblés pour étudier le problème Tibétain et sont très engagés pour que la paix revienne un jour. Voici la liste des députés concernés : Groupe d'Etudes sur le problème du Tibet à l'Assemblée Nationale.
Allez aussi rendre visite à Jean-Louis Bianco, l'un des plus engagés d'entre eux : Blog de Jean-Louis Bianco.
En France, le maire est élu par des
conseillers municipaux dont le nombre varie selon l’ampleur de la ville
concernée. A Nogent-sur-Marne, ville de plus de 30 000 habitants, le
conseil municipal est ainsi composé de 35 personnes. Ce sont ceux qui ont été
élus lors des élections municipales des 9 et 16 mars 2008. Le résultat de ces
scrutins a permis de composer un conseil municipal avec des membres issus de
diverses étiquettes politiques. Ainsi, dans notre ville, la liste « Ensemble,
agissons pour notre ville » s’est vu élire 26 conseillers, la liste « Nogent
avec vous » 6 conseillers et la liste « Progrès et Solidarités pour
Nogent » 3 conseillers.
Le rôle du conseil municipal est notamment
de voter le budget communal et les taux d'imposition locale, de créer et
supprimer les emplois des agents communaux, d’autoriser les acquisitions et les
cessions des biens communaux, d’approuver les emprunts de la commune et d’accorder
les subventions, de fixer les tarifs des services communaux et du stationnement sur
la voie publique, etc. Il adopte aussi le plan local d'urbanisme, détermine
l'implantation des écoles primaires, des écoles maternelles publiques, et j’en
passe...
Voici la liste complète des 35 conseillers
municipaux de Nogent-sur-Marne :
- Membres issus de la liste « Ensemble, dessinons notre ville » (UMP) :
Jacques Martin - Martine Fontaine - Yves Dellmann - Karine Renouil - Jean-Luc Moretti - Pascale Martineau - Alain Degrassat - Thérèse-Marie Thomé - Jean-René Fontaine - Véronique Delannet - Marc Arazi - Catherine Matruchot - Jean-Jacques Pasternak - Christine Rynine - Jean-Paul David - Chantal Letouzey - Christian Maudry - Michèle Nataf - Loïc Nicolas - Anne Renoux - Laurent Bernat - Anne-Marie Gastine - Sébastien Eychenne - Déborah Munzer - Christophe Ippolito - Aurélie Ossadzow
- Membres issus de la liste « Nogent avec vous » (Divers Droite) :
Marie-Anne Montchamp - Philippe Goyheneche - Estelle
Debaecker - Michel Gilles - Edith Heslouin - Michel Devynck
- Membres issus de la liste « Progrès et solidarité pour Nogent » (PS) :
William Geib - Emmanuelle Fouquet - Michel Mastrojanni
Ces 35 conseillers se sont réunis lors du 1er conseil municipal en date du vendredi 21 mars 2008. C’est à cette occasion qu’ils y ont élu le maire de notre ville, Jacques JP Martin, pour un second mandat de 6 ans.
Le maire occupe de nombreuses fonctions dont
vous pouvez retrouver une partie en cliquant sur ce lien : Fonctions
du maire
Le maire ne peut pas gérer sa commune tout seul. C'est pourquoi le conseil municipal élit des adjoints pour le seconder. Juste après avoir élu le maire, il fixe le nombre de ces adjoints, qui ne peut dépasser 30 % de l'effectif du conseil, puis procède à leur élection, tout en respectant le principe de la parité. A Nogent, la liste majoritaire a proposé une liste de 10 adjoints (5 hommes et 5 femmes). Soumise aux votes du conseil, celle-ci a été adoptée.
Le maire délègue aux adjoints des pouvoirs. Ces pouvoirs correspondent à des fonctions précises: les finances, la culture, le sport... Le premier adjoint remplace le maire si celui-ci est absent ou malade. Si le premier adjoint est indisponible, c'est le second qui prend cette place, et ainsi de suite. Les adjoints, comme le maire, peuvent célébrer les mariages.
Voici la liste des 10 adjoints du maire de Nogent, Jacques JP Martin, dans l’ordre :
Jean-Luc Moretti - Yves Dellman - Jean-René Fontaine - Thérèse-Marie Thomé - Marc Arazi - Jean-Jacques Pasternak - Véronique Delannet - Déborah Münzer - Chantal Letouzey - Christine Rynine.
Leurs délégations (les domaines dans lesquels ils seront spécialisés) seront précisées par décret de la mairie très prochainement.
Je pense qu’il n’est pas inutile de se faire expliquer ou réexpliquer toutes ces notions qui ne sont pas toujours très simples. Malgré tout, si des incertitudes persistent, n’hésitez pas à me contacter.